by Jérôme Guerrand-Hermès

Until the 19th century, drawing (dessin) and intention (dessein) were the same word; for Joël Person it would seem that it is still the case, updating this thought from Baudelaire, noted in his Salon of 1846: “Pure draughtsmen are philosophers and abstracters of quintessence. The colourists are epic poets.” Paradoxically, Joël Person’s work, composed of ink, pencil, charcoal and black chalk, appears very coloured — colour not being defined by an opposition to black & white (black being the meeting of all colours), but by the decomposition of light, this light with its play of shadows which is omnipresent in the artist’s body of work.
Drawing isn’t form; it is the way of seeing form.” This famous phrase from Degas is entirely in keeping with Joël Person’s method which, refusing the definitive, never freezes his subjects in an immutable form: his horses are not ideograms, but living beings in movement in time, drawn, created with an incisive, clean and rapid stroke. In time, because they are superimposed on other, older “intentions” which once again are far from being definitively fixed, play with the new arrivals. One might wonder: are these superimposed drawings purely random? Are they a constraint, an artifice which the artist has imposed upon himself? I think that these overlapping strata are rather the expression of different times, of interweaving layers of life, which the author, perhaps out of reserve or modesty, does not wish to lay bare separately.
Painting is poetry, creation, a capturing of the reality of mystery and a discovery of the mystery of reality. Reality is complex, made up of contradictions and successive and diverse truths; it reveals itself only little by little, it must be penetrated. No need for an introduction to discover Joël Person’s “intentions”: keen attention, fine observation and intense reflection before the works reproduced here commit us to an active collaboration of intelligence and a real sharing of emotions with the artist.

Ponctuations érotiques

Jusqu’au XIXe siècle, dessin et dessein étaient le même mot ; pour Joël Person il semble que ce soit toujours le cas, actualisant cette pensée de Baudelaire notée dans son Salon de 1846 : « Les purs dessinateurs sont des philosophes et abstracteurs de quintessences. Les coloristes sont des poètes épiques. » Paradoxalement, l’œuvre de Joël Person, composée d’encre, de crayon, de fusain, de pierre noire, paraît très colorée – la couleur ne se définissant pas par une opposition au noir & blanc (le noir étant la réunion de toutes les couleurs), mais par la décomposition de la lumière, lumière omniprésente avec ses jeux d’ombres dans le corpus de l’artiste.
« Le dessin n’est pas la forme ; il est la manière de voir la forme. » Cette phrase célèbre de Degas est tout à fait « conforme » à la démarche de Joël Person qui, refusant le définitif, ne fige jamais ses sujets dans une forme immuable : ses chevaux ne sont pas des idéogrammes, mais des êtres vivants en mouvement dans le temps, dessinés, créés d’un trait incisif, net et rapide. Dans le temps, parce qu’ils se superposent à d’autres « desseins » plus anciens qui, loin là encore d’être fixés une fois pour toutes, jouent avec les nouveaux arrivés. L’on pourrait s’interroger : ces superpositions de dessins sont-elles purement aléatoires. Sont-elles une contrainte, un artifice que s’est imposé l’artiste. Je crois plutôt que ces strates enchevêtrées sont l’expression de temps différents, de tranches de vie qui s’entremêlent, et que l’auteur, peut-être par pudeur ou par modestie, ne veut pas mettre à nu séparément.
La peinture est poésie, création, saisie de la réalité du mystère et découverte du mystère de la réalité. La réalité est complexe, faite de contradictions, de vérités successives et diverses, elle ne se révèle que peu à peu, il faut la pénétrer. Nul besoin d’introduction pour découvrir les « desseins » de Joël Person : une vive attention, une fine observation et une intense réflexion devant les œuvres ici reproduites nous engagent à une active collaboration d’intelligence et un réel partage d’émotions avec l’artiste.

|
Jérôme Guerrand-Hermès, 2008

|

Joël Person…

Higher Education

1986
Diploma from the École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (France),
First Class honours with congratulations of the examining board

Teaching Experience

From 2002
Have lectured in drawing in Prép’art, école préparatoire aux écoles supérieures d’art, Paris (France)

2004-2005
Supply teacher in drawing at the Académie équestre du château de Versailles (France)

1999-2003
Lecturer in drawing at l’Atelier Hourdé then at l’Esat, Paris (France)